Réforme du collège : aggravation d’un probème déjà existant : celui du primaire

academie françaiseDans un communiqué du 22 juin 2015, l’Académie Française dit pourquoi les académiciens (à l’unanimité) s’opposent à la réforme du collège, qui va impacter négativement selon eux le primaire.

Ce n’est pas la première réforme alors cette nouvelle prise de position de l’institution française prouve cette volonté de s’opposer au projet. Pour l’Académicien Jean-Marie Rouard, la France vit depuis trop longtemps dans le mensonge. «On vit dans la dévaluation du savoir. Il y a un problème énorme qu’on ne veut pas régler: celui du primaire. C’est pourtant à cette période que l’enfant acquiert les fondamentaux.» Le problème de ce premier apprentissage déteint sur le collège, ainsi que sur les études supérieures.

Une réforme «imaginaire»

Jean-Marie Rouart prend alors l’exemple des résultats au baccalauréat: «En 1970, il y avait 70% des élèves reçus, aujourd’hui 91%. Les gens sont-ils devenus des génies? Je ne crois pas, je crois que le mensonge s’accroît. On arrive aujourd’hui à quelque chose d’invraisemblable. Les gens ne connaissent plus l’orthographe au Bac. On refuse même [de corriger] par peur de faire de la peine aux parents et aux élèves. C’est un mensonge, et je ne pense pas qu’une société puisse survivre en se mentant à elle-même et aux autres.»

[…]Pour Jean-Marie Rouart, il faudrait commencer par s’en prendre à l’enseignement primaire, l’orthographe et à l’histoire. […] Il souhaite à tout prix éviter que les Français deviennent étrangers aux fondamentaux de leur pays. […]L’Académie française ne se laissera donc pas faire.

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